• Où suis-je ?

      Où suis-je ? (Contexte)

    Où suis-je ?Il y a au début de mon histoire dès ma prime enfance, assez de prétextes pour ne pas me tourner vers le Christ et de surcroit, au sein de l’Église Catholique. Suite à ma conversion à l’âge de 27 ans, il n’a jamais été question de n’être en vis à vis qu’avec des chrétiens. Ainsi suis-je resté fidèle à mes amis et eux de même, athés ou non. Par contre, combien n'ai-je pas essuyé de critiques de tout genres, de mépris, de la part d'un certain nombre de personnes rencontrées au hasard de ma route, se déchargeant sur le séminariste que j’étais, d’un fardeau lourd d’incessants à priori et griefs les plus insensés. Autant de stéréotypes associés de discours hostiles et totalement irraisonnés envers le chrétien que je suis. De la capote à la pédophilie, de l’inquisition aux guerres «dites de religions», de la suspicion de naïveté à la fuite du réel, de l’obscurantisme à l’épinal illuminé, du chagrin d’amour à l’entrée dans les ordres. Sans parler ici, de certains savants «non pas chercheurs» qui croient avoir prouvé que la «Foi religieuse» est une maladie psychique et que l’on est schizophrène du simple fait que l’on soit chrétien ou «croyant» ou "ayant foi". Voilà un échantillon du pack «prêt à penser» ou «à ne pas penser» qui prédomine chez ceux qui aboient dés que la «tendance» leur désigne l’ennemi face auquel il faut s’opposer si l’on veut passer pour un Rebelle à la mode. Bref -pour faire moderne !

         À propos de modernité, l’une de ses plus belles épopées n’est-elle pas qu’à l’obscurantisme des religions elle ait dans l’histoire opposé le «siècle des Lumières» fondées sur la «raison éclairée» et sur l’idée de liberté. Néanmoins, parmi ceux qui s’opposent aux religions, tous ne sont pas des "lumières" et ne font pas forcement preuve de raisonnement et de liberté leur permettant de produire leur propre pensée, voire leur propre réflexion, ou tout-au-moins, leur propre questionnement, ce qui nécessite, il est vrai, l’effort de «se prendre la tête».

        Ce site est donc dédié tout particulièrement, aux personnes désirants être capables de sortir quelque peu de leurs répresentations, puis à ceux-là aussi, qui s'identifient à des rebelles, qui se veulent en marge ou original, mais qui en fait à en croire leur discours et comportements, broutent souvent le même "prêt-à-penser" médiatique, le même foin, dans la même prairie, du même troupeau de "moutons" laicart.

          Il peut s’avérer juste d’être critique vis-à-vis des institutions religieuses et de les mettre en question. Mais se manifeste actuellement une répulsion envers les religions qui me semblent plus qu’irraisonnée, et cela sous prétexte de la sacro-sainte laïcité que certain érige en religion de substitution tant leurs propos se révèlent plus moralistes et sectaires que les «religieux» qu’ils critiquent.

         Si des soi-dits «non croyants» ou «athés» se sentent honorables du simple fait qu’ils ne se font pas de «représentation de Dieu», ces mêmes individus ne manquent pas de s’en faire du diable. En effet, chacun dans son coin se bidouille son petit diable à travers sa représentation de personne(s) ou groupe de personnes, que selon lui, il faudrait sacrifier pour une plus belle société.

         Est-il besoin de leur expliquer que la laïcité est la séparation de l’Église et l’État, et non pas l’annulation de la religion. La laïcité ne consiste donc pas à faire «table rase» des religions. Au contraire, la laïcité est en quelque sorte une table ronde autour de laquelle tous peuvent s’assoir afin de prendre part au dialogue dans la cité qu’est notre société. La laïcité n’est donc pas la guerre déclarée aux religions et aux «ayant foi» n’en déplaise à certains.

        Aussi, je précise que sémantiquement, une séparation se différencie d’une rupture. La séparation entre l’État et l’Église et de toutes institutions religieuses, n’est pas l’abolition de liens entre l’État et les institutions religieuses. Car aussi louable soit-il, l’État ne constitue pas la société à part entière à lui seul (à moins que vous le vouliez totalitaire). Ce qui signifie que d'autres instances constituent notre société.

     

                                                                             Madinx